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Conseil national de l'information géographique

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Présentation du CNIG

Décret consolidé portant statut du CNIG

Décret consolidé portant statut du CNIG Décret 85-790 du 26 juillet 1985, modifié par les décrets 92-706 du 21 juillet 1992 et 99-843 du 28 septembre 1999

Art. ler. - Un conseil national de l'information géographique est institué. Cette instance consultative est placée auprès du ministre chargé de l'équipement.
En se conformant aux orientations du Plan de la nation et des plans régionaux, le conseil national de l'information géographique contribue par ses études, avis ou propositions, à promouvoir le développement de l'information géographique et à améliorer les techniques correspondantes, en tenant compte des besoins exprimés par les utilisateurs publics ou privés.
Le conseil est compétent pour étudier tout ce qui concerne la saisie et l'identification des données la localisées, leur traitement, la définition, l'élaboration, la conservation et la diffusion des produits en découlant. Cette compétence s'applique notamment aux travaux et aux recherches relevant des techniques terrestres, marines, aériennes et spatiales relatives à la géodésie, à la topographie, à la photogrammétrie, à la topométrie, à la toponymie, au nivellement, à l'hydrographie, à la photointerprétation, à la télédétection et aux cartographies de toutes natures.
Dans ce cadre, le conseil national de l'information géographique, sans entrer dans le fonctionnement des services qui y sont représentés :
- est consulté sur les orientations à donner à la politique nationale en matière de travaux et d'informations géographiques, en particulier lors de préparation du Plan de la nation ;
- émet des avis sur les projets de textes législatifs ou réglementaires qui lui sont soumis par les ministres ;
- est chargé d'élaborer des spécifications et projets de normes dans le domaine de l'information géographique;
- examine et coordonne les programmes annuels ou pluriannuels de production et de diffusion de l'information géographique exécutés par l'Etat ou avec son concours financier ;
- analyse les caractéristiques des besoins et de la production d'information géographique sous leurs différentes formes ; à cette fin il organise toute concertation utile en s'appuyant sur des formations spécialisées et sur les instances régionales de concertation destinées à harmoniser les demandes locales ;
- étudie et propose toutes mesures de nature à mieux répondre aux besoins des utilisateurs, notamment à ceux des collectivités territoriales, à améliorer les techniques de production et de diffusion de l'information, ainsi qu'à adapter la formation des personnels concernés à l'évolution technologique
- analyse les activités exportatrices des organismes et entreprises de nationalité française dans les domaines de sa compétence et formule toutes recommandations propres à en assurer le développement ;
- suggère, le cas échéant, de nouvelles orientations ou de nouveaux objectifs pour les programmes de recherche, et propose des expériences incitatives ou des projets pilotes ;
- examine les problèmes de l'instrumentation géographique, y encourage les recherches nationales et veille à leur développement auprès des industriels français.
Le conseil est tenu régulièrement informé des réunions et des travaux des instances consultatives locales en matière d'information géographique instituées par arrêté interministériel.
En outre, le conseil veille à la représentation de l'Etat aux conférences internationales portant sur l'information géographique. Le cas échéant, il peut recevoir mission d'assurer cette représentation et de diffuser les informations correspondantes.

Art. 2.
- Le conseil comprend trente cinq membres permanents :
- Un président nommé par arrêté du Premier ministre, sur proposition conjointe du ministre chargé du Budget et du ministre chargé de l'équipement ; la durée de ses fonctions est de trois ans, renouvelables.
- Quatre personnalités, désignées par arrêté du ministre chargé de l'équipement pour une durée de trois ans renouvelable : un président de conseil général, un président de communauté urbaine et deux maires.
- Dix sept représentants des ministères chargés respectivement de l'industrie, de l'aménagement du territoire, du Plan, du budget, du commerce extérieur, de la défense, des départements et territoires d'outremer, de la coopération, de l'agriculture, de la recherche, de l'éducation nationale, de l'équipement, des transports, de la mer, de l'environnement, de la culture et de l'intérieur; ces représentants sont désignés par arrêté du ministre chargé de l'équipement, sur proposition de leurs ministres respectifs, à raison d'un titulaire et d'un suppléant et pour une durée de trois ans renouvelable.
- Deux personnalités qualifiées désignées par arrêté du ministre chargé de l'équipement pour une durée de trois ans renouvelable.
- Onze membres au titre des services ou organismes producteurs d'informations géographiques :
- le directeur général des impôts ou son représentant
- le directeur général de l'institut géographique national ou son représentant ;
- le directeur du service hydrographique et océanographique de la marine ou son représentant
- le directeur général du Centre national d'études spatiales ou son représentant ;
- le directeur général de l'Institut national de la statistique et des études économiques ou son représentant ;
- le président directeur général de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer ou son représentant ;
- le président de l'ordre des géomètres-experts ou son représentant;
- deux représentants du personnel de l'Institut géographique national et deux représentants du personnel du cadastre.
Pour l'étude de certaines questions particulières, le conseil peut s'adjoindre, avec voix consultative, des personnalités choisies en raison de leur compétence et de la nature de leurs activités.

Art. 3.
- Une commission de l'information géographique topo-foncière à grande échelle est instituée. Elle a pour mission de coordonner l'action des services publics intervenant dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le canevas de référence, le cadastre numérique et les informations topographiques de base. Elle suit le développement des systèmes d'informations géographiques, et notamment des projets dont l'intérêt économique et foncier justifie un traitement prioritaire. Elle peut élaborer des propositions spéciales de financement pour certaines opérations et expériences pilotes intéressant deux ou plusieurs organismes. Les programmes de travail ainsi que les projets de convention correspondants lui sont préalablement soumis pour avis.
La commission de l'information géographique topofoncière à grande échelle est présidée par le président du conseil national de l'information géographique. Elle comprend notamment :
- le directeur général des impôts ou son représentant
- le directeur général des collectivités locales ou son représentant;
-le directeur chargé de l'urbanisme ou son représentant;
- le directeur général de l'institut géographique national ou son représentant.
La commission de l'information géographique topofoncière à grande échelle présente chaque année au conseil national de l'information géographique un rapport d'activité sur les modalités techniques et financières de l'application des programmes de travail ou conventions cités ci-dessus.

Art. 3-1. - Une Commission nationale de toponymie est instituée auprès du Conseil national de l'information géographique. Elle a pour mission de contribuer à la conservation et au développement cohérent du patrimoine toponymique de la France.
La commission comprend des représentants des ministères et organismes créateurs, collecteurs ou utilisateurs de toponymes. Elle peut faire appel à des experts choisis en raison de leur compétence.
Son président et son rapporteur sont nommés par arrêté du ministre chargé de l'équipement sur proposition du président du Conseil national de l'information géographique pour une durée de trois ans renouvelable.
Un arrêté du ministre chargé de l'équipement, pris après avis des ministères représentés au conseil national de l'information géographique, précisera ses missions, sa composition, son organisation et les modalités de son fonctionnement.

Art. 4. - Le conseil peut instituer d'autres formations spécifiques, commissions ou groupes de travail. Ces formations peuvent être constituées de membres du conseil ou de leurs représentants et de personnalités choisies en raison de leur compétence ou de leur qualification au regard des sujets à traiter. Elles peuvent en outre recueillir tous avis autorisés dans les domaines dont elles sont chargées.

Art. 5. - Un secrétaire général est chargé d'assurer le secrétariat du conseil, de la commission de l'information géographique topo-foncière et, le cas échéant, des autres formations visées à l'article 4 du présent décret.
Placé sous l'autorité du président du conseil national de l'information géographique, le secrétaire général est assisté d'agents de l'institut géographique national, du ministère chargé du budget, du ministère chargé de l'équipement et, en tant que de besoin, d'agents d'autres ministères représentés au conseil.
Le secrétaire général du conseil et les autres agents assurant le secrétariat sont désignés par arrêté conjoint du ministre chargé du budget, du ministre chargé de l'équipement et, le cas échéant, du ministre dont ils relèvent.

 Art. 6. - les membres du conseil exercent leurs fonctions à titre gratuit. Ils bénéficient du remboursement des frais de déplacement ou de séjour supportés par eux dans l'exercice de leurs fonctions dans les conditions prévues par décret n° 90-437 du 28 mai 1990 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels civils et, s'ils ne sont pas fonctionnaires, sur la base des taux applicables aux fonctionnaires appartenant au groupe I et prévus par le même texte

Art. 7. - L'arrêté interministériel du 7 juin 1947 instituant un comité central des travaux géographiques est abrogé

Art. 8.
-Le ministre d'Etat, chargé du plan et de l'aménagement du territoire, le ministre de l'économie, des finances et du budget, le ministre de l'urbanisme, du logement et des transports et le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget et de la consommation, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Stratégie

Les grands objectifs du CNIG peuvent se résumer ainsi :

1. Contribuer à définir et à mettre en oeuvre la politique de la France en matière d’information géographique :
  • en faisant adopter une politique nationale de mise en place de l’infrastructure française de données géographiques (IFDG), laquelle comprend :

             - la connaissance des données disponibles
             - les données de référence dont en particulier le référentiel géographique à                    grande échelle (RGE)
             - les spécifications communes, des standards et des normes
             - les modalités juridiques et économiques d’accès aux données

  •  en suivant la mise en place des référentiels géographiques (contenu, mise en place, entretien et accessibilité)
  •  en recensant tous les textes et projets de textes, législatifs et réglementaires, nationaux et européens, susceptibles d’avoir un impact sur le secteur de l’information géographique, pour influer sur les différentes phases de leur préparation et étudier les conséquences de leur application.


2. Favoriser un développement cohérent de l’information géographique publique tenant compte du rôle croissant des échelons locaux dans un souci de meilleur emploi des ressources tant financières qu’humaines.
3. Mettre en place des mécanismes clairs permettant au secteur privé de l’information géographique de trouver sa place et de se développer, en identifiant les moteurs de développement et les freins, dans le cadre de l’Union européenne et de la mondialisation de l’économie.

4. Assurer une coordination des acteurs dans le champ de l’amélioration des technologies, des procédures et de la formation.

À partir de ses objectifs généraux, le Conseil national de l’information géographique décline son programme d’actions triennal glissant selon les neuf axes de travail suivant :

1.  l’infrastructure française de données géographiques (IFDG) (y compris la coordination interministérielle et celles des ministères),
2.  les référentiels,
3.  les aspects européens et internationaux,
4.  le développement de l’information géographique,
5.  La formation et la recherche,
6.  l’animation locale de l’information géographique,
7.  la communication, l’information institutionnelle,
8.  la réglementation et la normalisation,
9.  les améliorations techniques.

Les actions pour les trois années à venir (septembre 2001 à septembre 2004) sont listés avec une indication d’un objectif d’échéance lesquels seront validés ultérieurement par les présidents de commission. Une évaluation des moyens humains et financiers nécessaires pour ce programme d’actions est faite dans la section 4. en annexe il est prévu de faire une table de correspondance entre les actions et les forums de travail (voir organigramme du CNIG).

Pour assurer un fonctionnement opérationnel du CNIG dans des conditions lui permettant de réaliser son plan de travail et d’atteindre ses objectifs et pour garantir son caractère interministériel, une convention interministérielle sera proposée au cinq ministères les plus concernés (Ministère de l’équipement des Transports et du Logement, Ministère de l’agriculture et de la pêche, Ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement, Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, Ministère de l’ Intérieur) aux termes de laquelle seront précisées les contributions de chacun en termes de personnel, de budget de fonctionnement et d’étude et de locaux. Dans l’esprit des textes fondateurs, le CNIG retrouverait ainsi des moyens propres de fonctionnement lui permettant d’apporter une contribution significative à la mise en oeuvre des décisions interministérielles du 19 février 2001, des lois récentes, comme les lois Chevènement, Voynet et Gayssot, et à la définition des lois nouvelles comme la loi sur la société de l’information.

Objectifs

Les grands objectifs du CNIG
Pour les cinq années à venir, le CNIG a pour objectifs de :

  • contribuer à définir et à mettre en oeuvre la politique nationale de la France en matière d’information géographique,
  •  favoriser un développement cohérent de l’information géographique publique tenant compte de l’émergence du rôle des échelons locaux,
  •  mettre en place des principes et des mécanismes clairs permettant au secteur privé de trouver sa place et de se développer dans le domaine de l’information géographique,
  • assurer une coordination des acteurs dans le champ de l’amélioration des technologies et des méthodes.


Ces objectifs ont été approuvés par le Conseil national de l’information géographique lors de sa réunion plénière du 4 juillet 2001. Ce dernier considère que le référentiel géographique à grande échelle (RGE) est au centre des objectifs. Il demande qu’un texte simplifié puisse être élaboré pour être plus communiquant et recommande que le caractère interministériel du CNIG soit effectivement traduit dans ses moyens de fonctionnement et dans son indépendance vis a vis notamment des producteurs publics de données géographiques.

Plan d'action triennal

1. Le programme d’actions du CNIG

À partir de ses objectifs généraux, le Conseil national de l’information géographique décline son programme d’actions triennal glissant selon les neuf axes de travail suivant :
1 . l’infrastructure française de données géographiques (IFDG) (y compris la  coordination interministérielle et celles des ministères),
2.  les référentiels,
3.  les aspects européens et internationaux,
4.  le développement de l’information géographique,
5.  La formation et la recherche,
6.  l’animation locale de l’information géographique,
7.  la communication, l’information institutionnelle,
8.  la réglementation et la normalisation,
9.  les améliorations techniques.

Les actions pour les trois années à venir (septembre 2001 à septembre 2004) sont listées dans les paragraphes suivants avec une indication d’un objectif d’échéance lesquels seront validés ultérieurement par les présidents de commission. Une évaluation des moyens humains et financiers nécessaires pour ce programme d’actions est faite dans la section 4. En annexe il est prévu de faire une table de correspondance entre les actions et les forums de travail (voir organigramme du CNIG).

Missions statuaires du CNIG

Le CNIG a pour mission principale de conseiller le gouvernement sur toutes questions relatives au secteur de l'information géographique. Il contribue également à en stimuler le developpement.
 
    Missions statutaires du CNIG

Le Conseil national de l’information géographique contribue, par ses conseils, avis ou propositions
  • à  promouvoir le développement de l’information géographique
  • à améliorer les techniques correspondantes en tenant compte des besoins des utilisateurs publics ou privés.

Il est compétent pour étudier tout ce qui concerne :
  •  la saisie et l’identification des données localisées, leur traitement
  • la définition, l’élaboration, la conservation et la diffusion des produits en découlant.
Cette compétence s’applique notamment aux travaux et recherches relevant des techniques terrestres, maritimes, aériennes et spatiales relatives à la géodésie, à la topographie, à la photogrammétrie, à la topométrie, à la toponymie, au nivellement, à l’hydrographie, à la photo-interprétation, à la télédétection et aux cartographies de toutes natures.

Le Conseil
  • est consulté sur les orientations à donner à la politique nationale en matière de travaux et  d’informations géographiques, en particulier lors de la préparation du Plan de la nation
  • donne un avis sur les projets de textes législatifs ou réglementaires
  • examine et coordonne les programmes annuels ou pluriannuels de production et de diffusion de l’information géographique exécutés par l’Etat ou avec son concours financier
  • analyse les caractéristiques des besoins et de la production d’information géographique
  •  étudie et propose toute mesure de nature à mieux répondre aux besoins des utilisateurs, notamment à ceux des collectivités territoriales, à adapter les techniques de production et de diffusion de l’information, ainsi qu’à adapter la formation des personnels concernés à l’évolution technologique
  • analyse les activités exportatrices des organismes et entreprises et formule toutes recommandations propres à en assurer le développement
  • suggère, le cas échéant, de nouvelles orientations et de nouveaux objectifs pour les programmes de recherche
  • examine les problèmes de l’instrumentation géographique
  • est informé des travaux des comités départementaux d’information géographique
  •  peut émettre un avis sur la représentation de l’Etat aux conférences internationales et assurer cette représentation
  •  est chargé d’élaborer des spécifications et projets de normes.

Le conseil constitue et anime des commissions et groupes de travail dans les domaines dont il a la charge et notamment une Commission de l'information géographique topo-foncière, chargée de coordonner l'action des services publics intervenant dans la conception et la réalisation de ce type d’information géographique.

Contribuer à définir et à mettre en oeuvre la politique de la France en matière d’information géographique

en faisant adopter une politique nationale de mise en place de l’infrastructure française de données géographiques (IFDG), laquelle comprend :

  • la connaissance des données disponibles
  • les données de référence dont en particulier le référentiel géographique à grande échelle (RGE)
  • les spécifications communes, des standards et des normes
  • les modalités juridiques et économiques d’accès aux données
  • en suivant la mise en place des référentiels géographiques (contenu, mise en place, entretien et accessibilité)
  • en recensant tous les textes et projets de textes, législatifs et réglementaires, nationaux et européens, susceptibles d’avoir un impact sur le secteur de l’information géographique, pour influer sur les différentes phases de leur préparation et étudier les conséquences de leur application.